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En rรฉalitรฉ, lโurbanisation anarchique, lโรฉmergence des bidonvilles, le dรฉveloppement rapide du secteur informel, la dรฉgradation de lโenvironnement ; lโinsรฉcuritรฉ, lโaffluence des migrants vers lโAMP sollicitent des initiatives capables dโinciter la gestion urbaine, le dรฉveloppement urbain participatif et la promotion de la gouvernance locale.
En prenant lโhypothรจse dโune issue de la diminution de la concentration humaine de lโAMP, une relance de la gestion de cette aire serait dans la dialectique dโune redistribution des fonctions administrative, politique et รฉconomique du pays, dont cette agglomรฉration, absorbe le plus fort pourcentage. Cette relance de la gestion concernerait : dโabord, les pouvoirs et services publics qui nโexercent pas avec assez de fermetรฉ leur rรดle; ensuite les institutions responsables de la planification urbaine, ainsi que celles contrรดlant les migrations, qui ont perdu leurs facultรฉs de rรฉgulation et enfin aux citoyens et organisations qui, eux aussi, peuvent contribuer au dรฉveloppement et aux changements dans leur ville. Face ร lโurgente nรฉcessitรฉ de freiner le dรฉsordre urbain (ruralisation de ces villes, dรฉgradation des conditions de vie et de lโenvironnement, insรฉcuritรฉ et criminalitรฉ), le mirage โโ Capital : conditions sociales et รฉconomiques meilleures โโ devrait รชtre palliรฉ par un certain nombre de prรฉmisses qui y seront รฉtablies.
Les dรฉpartements, les petites et moyennes agglomรฉrations haรฏtiennes devraient favoriser un type de dรฉcongestionnement qui profiterait ร une rรฉpartition harmonieuse de la population ร travers lโespace gรฉographique. Le climat dรฉlรฉtรจre de lโAMP prรฉconise une redรฉfinition de cette conurbation. En consรฉquence, la logique de la rรฉorganisation de cet espace conduirait donc au contrรดle de sa taille, ร la rรฉorientation des flux migratoires internes vers elle, au mode dโoccupation du sol et ร lโincitation dโun systรจme dโemploi moins informel, le tout en fonction dโune restructuration de cette dite agglomรฉration en particulier et de lโespace urbain haรฏtien tout entier.
Enfin, la relance de la gestion de lโAMP concernerait : dโabord, les acteurs locaux, ensuite, lโรtat Central. Ils devraient travailler ร la mise en ลuvre dโune planification urbaine assortie de stratรฉgies globales qui conduirait ร une dรฉcentralisation effective, une rรฉduction des disparitรฉs communales et ร lโintรฉgration des migrants dans les milieux dโaccueil. Ainsi, les flux migratoires seront maitrisรฉs et les acteurs prendront ensemble des initiatives qui stopperaient progressivement lโabsorption incontrรดlรฉe des zones rurales par une partie des zones urbaines puis de la plus grande agglomรฉration urbaine du pays.
N.B- Selon la dรฉfinition de l’IHSI, l’AMP comprend six communes en l’occurrence : Port-au-Prince, Pรฉtion-Ville, Delmas, Carrefour, Tabarre et Citรฉ-Soleil.
Les mouvements migratoires constituent une prรฉoccupation majeure pour qui veut comprendre la dialectique de lโinsertion des migrants et les effets nรฉfastes de la distribution fortement inรฉgale de la population ร travers lโespace gรฉographique haรฏtien. La dรฉgradation de la situation socioโรฉconomique, les bouleversements politiques, la poursuite des รฉtudes et plus rรฉcemment lโeffroi de la population aprรจs le tremblement de terre du 12 janvier 2010, sont considรฉrรฉs comme les principales causes des dรฉplacements en Haรฏti. En revanche, la capacitรฉ dโabsorption de la zone dโaccueil ainsi que la carence des infrastructures de base, notamment pour faire face aux problรจmes dโurbanisation anarchique, dโรฉmergence des bidonvilles, de dรฉveloppement rapide du secteur informel, de dรฉgradation de lโenvironnement, de lโinsรฉcuritรฉ, de la macrocรฉphalie de lโAire Mรฉtropolitaine de PortโauโPrince (AMP), sollicitent des initiatives pouvant pallier aux effets de la crise de croissance du pays. Malgrรฉ la dimension du phรฉnomรจne migratoire en Haรฏti, les informations statistiques, les travaux dโanalyse et de recherche sont rares. Concernant la migration interne, les recensements constituent lโune des principales sources de donnรฉes. La population migrante a cru continuellement de 1950 ร 2003. Sur une population de 8.373.750 personnes recensรฉes lors du dernier recensement pour lโensemble des dรฉpartements, 808030 sont des migrants, soit environ 1/10 de lโensemble du pays. La population haรฏtienne se caractรฉrise par une stabilitรฉ rรฉsidentielle et une mobilitรฉ des femmes relativement importante. La rรฉpartition par sexe de la population migrante permet de constater une forte prรฉsence fรฉminine (55,95% de femme contre 44,05% dโhomme). De plus, les femmes absorbent plus de la moitiรฉ du total pour les quatre dimensions de la migration, ร savoir, la migration inter urbaine (56,5%), la migration interโ rurale (54,2%), la migration ruralo โurbaine (53,6%), la migration urbanoโrurale (52,4%).
Le phรฉnomรจne migratoire concerne aussi les jeunes. Cependant, peu de donnรฉes sont disponibles sur ce type migration, ร part les donnรฉes des recensements, quelques informations sont disponibles ร partir de lโEnquรชte sur les Conditions de Vie en Haรฏti (ECVH 2001) et de lโenquรชte sur la jeunesse de lโinstitut dโEtudes Internationales Appliquรฉesโ FAFO. Si, le RGPH 2003 a montrรฉ que les groupes dโรขge 15โ59 ans reprรฉsentent 78% du total des migrants et les jeunes รขgรฉs de 15โ29 ans sont assez perceptibles avec un pourcentage de 38,64%. Cependant, FAFO a permis dโobserver une forte mobilitรฉ des jeunes haรฏtiens. Sur un รฉchantillon de 1966 mรฉnages interrogรฉs dont 3044 jeunes รขgรฉs entre 10 et 24 ans, les principaux rรฉsultats montre que :โโ plus de la moitiรฉ a dรฉmรฉnagรฉ une fois, 13% ont dรฉmรฉnagรฉ deux fois et 7% ont dรฉmรฉnagรฉ plus de deux foisโโ.
Se rรฉfรฉrant ร la migration durรฉe de vie, elle est limitรฉe ร la migration inter et intraโ dรฉpartementale. Les rรฉsultats du RGPH 2003 ont montrรฉ globalement que 58,7% des migrants sont nรฉs dans le mรชme dรฉpartement oรน ils rรฉsident en milieu rural ; 37,6% sont nรฉs dans dโautres dรฉpartements et 3,8% ont pris naissance dans un pays รฉtranger ; alors quโen milieu urbain 36,1% sont nรฉs dans le mรชme dรฉpartement, 62,1% dans un autre dรฉpartement et 1,8% sont nรฉs ร lโรฉtranger. Pour ce qui concerne la migration inter-dรฉpartementale, seul le dรฉpartement de lโOuest accuse une balance bรฉnรฉficiaire de la migration en 2003. Les dรฉpartements les plus dรฉficitaires sont la Grande dโAnse (28,6%) et le Sud 23,4% alors que lโArtibonite, le SudโEst, le Nord et le Centre ont une balance migratoire de moindre importance soit respectivement de 10%, 19,9%, 7,5% et 5,2% ; Et enfin le NordโOuest et le NordโEst se placent en derniรจre position avec 4,6% et 1,6% du totale des migrations.
En ce qui concerne la population haรฏtienne vivant ร lโรฉtranger les chiffres disponibles sont fournis principalement par la Commission Economique pour lโAmรฉrique Latine et la Caraรฏbe (CELADE) et celles de Global Migrant Origin Database. Les estimations montrent que les EtatsโUnis accueillent le plus grand nombre de migrants haรฏtiens, soit 428 315. Viennent ensuite, la Rรฉpublique Dominicaine et le Canada qui comptent respectivement 87537 et 54144 haรฏtiens. Le volume dโimmigrรฉs haรฏtiens reste insignifiant en Afrique et en Amรฉrique latine, toutefois on les retrouve un peu partout ร travers le monde. Au Pakistan, on compte 9036 Haรฏtiens, 7418 en Allemagne, 2619 en Russie, 2046 en Jordanie, 1221 au Nรฉpal et 1114 au Koweรฏt. Au total, on dรฉnombre 880 655 Haรฏtiens dans le monde. Ce nombre est sans doute sous-estimรฉ tenant compte des thรจses de 2 000 000 dโhaรฏtiens vivant ร lโรฉtranger avancรฉes par certaines sources. Comme les estimations sont faites sous lโhypothรจse dโun taux dโomission de 15% dans les recensements rรฉalisรฉs dans les diffรฉrents pays considรฉrรฉs mรชme en utilisant un taux dโomission de 30%, le volume dโhaรฏtiens vivant en terre รฉtrangรจre nโatteindrait pas un million. Toutefois, ce nombre est sans doute largement en deรงร de la rรฉalitรฉ car il ne prend en compte que les haรฏtiens ayant fait une dรฉmarche lรฉgale ou dโimmatriculation consulaire. Il faut toutefois souligner cette vague migratoire de jeunes vers certains pays de l’Amรฉrique Latine surtout le Chili en 2017, le Mexique en 2021.
Un autre problรจme important ร souligner est la migration vers lโAMP qui se trouve dans le dรฉpartement de lโOuest. Le Recensement Gรฉnรฉrale de la Population de 2003 (RGPH 2003) a dรฉnombrรฉ que cette aire enregistre 637 038 entrants et 30 358 sortants. Lโanalyse des migrations interdรฉpartementales montrent que le premier dรฉpartement de destination des migrants est lโOuest qui absorbe 90% du total des migrations internes. Mรชme si le modรจle est diffรฉrent quand on considรจre chaque catรฉgorie de migration, ce dit dรฉpartement oรน rรฉside le plus grand nombre de migrants reste aussi le plus peuplรฉ du pays. Il est clair que lโAMP est la principale destination des migrants ; ses mouvements migratoires ruraux ร sa destination comptaient pour 54,9% contre 45,1% de personnes qui se dรฉplacent dโune zone urbaine vers cette agglomรฉration. En fait, la centralisation des principales activitรฉs administratives, sociales, politiques notamment les importants centres รฉducatifs et les services essentiels dans cette agglomรฉration urbaine du pays ont eu un impact majeur sur les flux migratoires. La diminution de la concentration humaine de cette agglomรฉration est fortement corrรฉlรฉe ร une redistribution des fonctions administrative, politique et รฉconomique du pays, montrant ainsi lโimportance dโune meilleure gestion de cette espace. Les petites et moyennes agglomรฉrations haรฏtiennes devraient aussi favoriser un type de dรฉcongestionnement qui profiterait ร une rรฉpartition harmonieuse de la population ร travers lโespace gรฉographique.
Tout compte fait, le climat dรฉlรฉtรจre de lโAMP prรฉconise une redรฉfinition de cette conurbation. En consรฉquence, la logique de la rรฉorganisation de cette espace conduirait donc au contrรดle de sa taille, ร la rรฉorientation des flux migratoires internes vers elle, au mode dโoccupation du sol et ร lโincitation dโun systรจme dโemploi moins informel, le tout en fonction dโune restructuration de ce dit agglomรฉration en particulier et de lโespace urbain haรฏtien tout entier. De mรชme, il est aussi important de se pencher sur la gestion institutionnelle du phรฉnomรจne migratoire. La nรฉcessitรฉ de traiter cette question tant quโau niveau national quโinternational devrait รชtre รฉtabli. Lโenjeu migratoire devraient constituer le centre de nombreux dรฉbats qui pourront aboutir ร la crรฉation ou au renforcement de certaines institutions qui pourraient doter le pays d’une politique migratoire explicite. Si, depuis janvier 1995, le Ministรจre des Haรฏtiens vivant ร l’รฉtranger a รฉtรฉ crรฉรฉ. Deux mois aprรจs, soit le 27 mars 1995, lโOffice National de la Migration (ONM) a vu le jour et a pour mission d’accueillir et d’insรฉrer les rapatriรฉs, les dรฉplacรฉs internes ; puis de proposer une politique migratoire. Depuis lโannรฉe 2000, des documents relatifs au politique migratoire ont รฉtรฉ prรฉsentรฉ au grand public. Pourtant, l’absence de dispositifs provisoires et de consensus entre les diffรฉrents secteurs nโont pas favorisรฉ jusquโร date une nouvelle perception des migrations qui s’inscrit dans un cadre global
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Les migrations des haรฏtiens dans le monde particuliรจrement vers les pays de lโAmรฉrique latine et la Caraรฏbe constituent une prรฉoccupation majeure pour qui veut comprendre la dialectique de la marginalisation dโune population jeune en chรดmage, les consรฉquences dโune รฉconomie faible et dโun territoire fortement frappรฉ par des cataclysmes naturels pendant ces dix derniรจres annรฉes. En effet, la dรฉgradation de la situation socioโรฉconomique, les bouleversements politiques, la poursuite des รฉtudes et plus rรฉcemment lโeffroi de la population aprรจs le tremblement de terre du 12 janvier 2010, sans oublier les pรฉriodes successives de cyclone et de sรฉcheresse, sont considรฉrรฉs comme les principales causes de dรฉplacements en Haรฏti. Il est reconnu quโHaรฏti est un pays qui envoie des migrants trรจs peu qualifiรฉs vers les autres pays. Il est tout aussi reconnu que certains pays, compte tenu du fort taux de migrants haรฏtiens vivant sur leur territoire, prennent des mesures singuliรจres ร lโendroit de ces derniers (En exemple : rapatriement intense, dรฉportation, arrestation et limitation de sรฉjour [1] etc..) . Les expulsions ne cessent dโaugmenter :
ยซ Selon le GARR ( Groupe dโAppui aux Rapatriรฉs et Refugiรฉs), entre les mois dโaoรปt 2015 et de juin 2017, plus de 199 638 personnes ont รฉtรฉ ainsi enregistrรฉes ร travers divers points de passage frontaliers, dont 3 421 sont des mineurs non accompagnรฉs. A noter que ces chiffres nโincluent pas les 65 049 retours spontanรฉs fourni par les autoritรฉs dominicaines au cours de cette รฉpoque ยป[2]
Malgrรฉ la dimension du phรฉnomรจne, les informations statistiques, les travaux dโanalyse et de recherche sont rares et relรจvent en grande partie des recensements rรฉalisรฉs dans dโautres pays. Par ailleurs, les recensements rรฉalisรฉs en Haรฏti, tout en รฉtant, lโune des principales sources de donnรฉes, ne sโattardent pas sur les informations concernant les migrants extรฉrieures. Il est admis que le nombre de migrants haรฏtiens vivant ร lโรฉtranger a cru continuellement de 1950 ร 2017. Les estimations minimales, vers 2010, montrent que les immigrants reprรฉsentent 0.4% de la population totale dโHaรฏti. Dโautres chiffres avancรฉs et qui nโont pas assez dโencrage scientifique, รฉvaluent ร plusieurs millions le nombre dโoriginaires dโHaรฏti ainsi que leur descendance aprรจs le sรฉisme. [3] Les estimations au cours de cette mรชme pรฉriode montrent que les รฉmigrants reprรฉsentent 9.9% du total de la population. Les travaux de Gabriel Bidegain basรฉs sur les donnรฉes du Centre latino – amรฉricain de dรฉmographie (CELADE) lors du projet ยซ Investigacion Migracion Intrenacional de latinoamericanos (IMILA) (recensement de 1996 ร 2000, montrent que sur 16 pays de la rรฉgion les migrants haรฏtiens ont une prรฉfรฉrence particuliรจre pour les USA et la rรฉpublique dominicaine avec respectivement 419 315 au recensement de 2000 et 61 862 en 2002. Lโรฉtude rรฉvรจle que seulement 142 haรฏtiens รฉtaient recensรฉs au Chili et 200 au Brรฉsil en 1996 alors que lโon comptait seulement 50 haรฏtiens au Chili. De nos jours les รฉmigrants haรฏtiens sont en nette augmentation dans ces deux pays prรฉcitรฉs.
Or, lโรฉtude de CIRCA, issue de la banque de donnรฉes de global migrant origine data publiรฉ par le development research centre on migration globalisation and poverty de lโuniversitรฉ SUSSEX, regroupant un plus grand nombre de pays dโaccueil des haรฏtiens, place le Canada au 2รจme rang aprรจs les USA tandis que la Rรฉpublique Dominicaine, la Guadeloupe, Port-au-Rico, la France, la Guyanne Franรงaise viennent ensuite. Les chiffres divergent et les estimations รฉmanant les diffรฉrentes sources ne sont pas concordantes quant au nombre dโhaรฏtiens vivant ร lโรฉtranger. Cependant la vision des haรฏtiens qui migrent pour travailler dans les champs changent progressivement puisque les politiques migratoires de certains pays concernent les personnes qualifiรฉes. En 2010, aprรจs le sรฉisme, les jeunes sโaffluaient vers le Brรฉsil. Il a accueilli un nombre imposant de migrants haรฏtiens aprรจs le sรฉisme tout en mettant en ลuvre des politiques spรฉcifiques. Le nombre avait doublรฉ durant les quatre annรฉes qui ont suivi. 43 781 immigrants haรฏtiens qui sont entrรฉs au Brรฉsil au cours de cette pรฉriode ont obtenu une rรฉsidence permanente.[4] La demande de visa qui รฉtait de 100 mensuellement est passรฉe ร 230 par jour tandis que le prix du voyage รฉtait compris entre 120 et 5000 USD.[5] Certaines dรฉcisions ont รฉtรฉ prise au Bresil :
ยซ la coordination des politiques publiques dรฉjร existantes pour assurer lโaccรจs des haรฏtiens (et dโautres immigrants) tout en รฉtablissant des politiques spรฉcifiques pour leur lโintรฉgration, telles que des cours de langue aux enfants รฉtrangers, entre autres actions en cours dโรฉvaluation. dโintรฉgrationยป [6]
De nos jours, chaque matin, on constate un stock de jeunes รฉtudiants et dโรฉcoliers devant lโaeroport Toussaint Louverture de Port-au-Prince qui fuient Haรฏti vers le Chili. Ce pays se prรฉsente comme le pays de prรฉdilection pour les haรฏtiens puisquโon nโa pas besoin de visas pour sโy rendre. Haรฏti est devenu en 2017, la cinquiรจme destination du monde des envois de fonds qui partent du Chili 5.9% devant la rรฉpublique Dominicaine (4,9%), รtats-Unis (4,5%) et l’รquateur (4,2%). [7] Les transferts de fonds pour lโannรฉe 2016 sโรฉlรจvent ร 36 millions de dollars.[8] Toutefois, selon les proches de ces รฉmigrants, ceci est dรป en grande partie ร un processus de remboursement du financement du voyage.
Il faut toutefois signaler que le Venezuela, lโรquateur, le Mexique et tout autre pays frontalier ร ces deux pays hรดtes prรฉcitรฉs sont considรฉrรฉs comme des territoires de transit pour ces migrants haรฏtiens.
Tout compte fait, aujourdโhui le problรจme reste et demeure entier car certains pays dโaccueil qui avaient adoptรฉ une certaine rรฉvision des modalitรฉs dans le processus dโaccueil suite au sรฉisme du 12 janvier 2010 ont mis fin ร ce type dโintรฉgration.
LES PROPOSITIONS SONT LES SUIVANTES :
[1] 2014, adoption de lโarrรชt TC 168-13, le PNRE avait permis ร environ 239 000 immigrants, en majoritรฉ des ressortissants haรฏtiens en situation irrรฉguliรจre, dโobtenir un permis de sรฉjour temporaire.
[2] http://www.lenouvelliste.com/article/172312/fin-du-pnre-les-migrants-haitiens-en-republique-dominicaine-attendent-la-peur-au-ventre
[3] http://classiques.uqac.ca/contemporains/Bidegain_Gabriel/Haitiens_qui_sont_partis/Haitiens_qui_sont_partis_texte.html
[4] http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/152338/43-781-immigrants-haitiens-obtiennent-une-residence-permanente-au-Bresil
[5] http://www.lenational.org/la-migration-haitienne-vers-le-bresil/
[6] http://publications.iom.int/system/files/pdf/cuaderno_migratorio_no6_fr.pdf
[7] http://lenouvelliste.com/article/172925/La%20diaspora%20ha%C3%AFtienne%20au%20Chili,%202e%20plus%20grand%20fournisseur%20de%20transferts%20apr%C3%A8s%20celle%20des%20%C3%89tats-Unis
[8] http://lenouvelliste.com/article/172849/les-haitiens-au-chili-ont-transfere-36-millions-de-dollars-en-2016